Le comité a eu le plaisir de recevoir Marie- Ève Rinfret, directrice générale d’Éco-Peinture, qui a présenté le fonctionnement du programme de récupération des peintures et des contenants dans le cadre du régime de responsabilité élargie des producteurs. Les défis de gestion des matières résiduelles sur les chantiers ainsi que les enjeux réglementaires ont été soulevés quant à l’admissibilité de certains produits avec l’objectif de poursuivre le dialogue pour faire évoluer les programmes et mieux refléter la réalité des chantiers.
Le Comité Développement Durable
Le Comité Développement Durable de la CEGQ réunit des entrepreneurs généraux et des experts afin d’échanger sur les enjeux liés à la performance environnementale de l’industrie de la construction. Il constitue un espace d’échanges privilégié pour mieux comprendre les exigences réglementaires, les pratiques émergentes et les solutions concrètes applicables sur les chantiers.
Les travaux du comité permettent aux membres de partager leurs réalités terrain, d’identifier des pistes d’amélioration et de nourrir les réflexions de la CEGQ en matière de développement durable.
Présentation d’Éco‑Peinture et récupération des peintures
La rencontre a été marquée par une présentation de Marie‑Ève Rinfret, directrice générale d’Éco‑Peinture, portant sur le fonctionnement du programme de récupération des peintures et des contenants dans le cadre du régime de responsabilité élargie des producteurs.
La présentation a permis de préciser les types de produits acceptés, les modalités de récupération offertes aux entrepreneurs, ainsi que les options disponibles sur les chantiers, notamment l’utilisation de bacs de récupération ou de palettes. Les échanges ont également permis de clarifier les frais applicables aux produits non admissibles, l’importance de conserver les produits dans leur contenant d’origine et les enjeux liés au tri inadéquat.
Les participants ont souligné l’intérêt de mieux informer les équipes sur les chantiers afin de réduire les erreurs de tri, d’optimiser la récupération et de limiter les coûts supplémentaires.
Gestion des matières résiduelles sur les chantiers
Les échanges ont également porté sur les défis liés à la gestion des matières résiduelles, notamment la récupération de certaines matières comme le gypse et les contenants de peinture. Les participants ont discuté de l’importance du tri à la source, des contraintes opérationnelles sur les chantiers et de la disponibilité variable des solutions de récupération selon les régions.
La discussion a mis en lumière la nécessité d’un meilleur arrimage entre les pratiques des entrepreneurs, celles des centres de tri et des écocentres, afin de s’assurer que les matières récupérées soient réellement valorisées et reconnues dans les programmes existants.
Enjeux réglementaires et perspectives
Les échanges ont permis d’aborder certains enjeux réglementaires, notamment les limites actuelles des programmes de récupération pour certains produits utilisés par les entrepreneurs, comme certaines peintures industrielles dont la composition est comparable à celle des produits résidentiels, mais qui ne sont pas toujours admissibles aux programmes en vigueur.
Les participants ont souligné l’importance de poursuivre le dialogue avec les organismes responsables et les autorités gouvernementales afin de faire évoluer les programmes existants, de mieux refléter la réalité des chantiers et de soutenir les efforts de l’industrie en matière de développement durable.
S’impliquer dans les comités
Les échanges du Comité Développement Durable démontrent la valeur de la participation des membres aux travaux de la CEGQ. Les comités constituent un levier concret pour faire valoir la réalité des chantiers, enrichir les analyses et contribuer directement aux positions défendues par l’organisation.
Les membres intéressés sont invités à se joindre aux comités et à prendre part aux discussions afin de participer aux réflexions qui façonnent l’avenir de l’industrie de la construction.
