Les membres du comité SST de la CEGQ se sont réunis le 3 septembre afin de discuter des principaux enjeux qui touchent actuellement la santé et la sécurité dans l'industrie de la construction. La rencontre a également permis de faire le point sur plusieurs dossiers juridiques suivis par la CEGQ, les développements réglementaires à surveiller ainsi que le contexte électoral québécois et ses impacts potentiels sur l'industrie.
La rencontre a débuté par une présentation de Stéphane Grégoire, conseiller en affaires publiques, qui a dressé un portrait de la campagne électorale québécoise et des engagements annoncés par les principales formations politiques. Les discussions ont notamment porté sur les investissements en infrastructures, les mesures en habitation ainsi que les positions des partis concernant la réglementation pouvant affecter l'industrie de la construction.
Une part importante des échanges a ensuite été consacrée aux dossiers impliquant les représentants en santé et sécurité (RSS). Les membres ont été informés des développements entourant les recours actuellement devant le Tribunal administratif du travail, notamment les dossiers de Philippe Poisson chez Gératek ainsi que les dossiers précédemment entendus impliquant d'autres entrepreneurs. Ces causes pourraient contribuer à clarifier différents aspects liés au statut, à l'application des conventions collectives et aux obligations des parties dans le contexte des fonctions de RSS.
Le comité a également fait le point sur le projet de loi 27, désormais tombé au feuilleton en raison du déclenchement des élections. Les membres ont discuté des incertitudes qui demeurent concernant la présence des coordonnateurs SST et des RSS en fin de chantier ainsi que de la nécessité d'obtenir davantage de précisions réglementaires à cet égard. Plusieurs entrepreneurs ont partagé leurs pratiques actuelles et les enjeux rencontrés sur le terrain.
Les participants ont aussi été informés de l'évolution de l'enquête publique du coroner portant sur plusieurs accidents mortels survenus dans l'industrie. Les recommandations attendues au cours des prochains mois pourraient avoir des répercussions importantes sur les pratiques de prévention, l'encadrement réglementaire et les obligations des employeurs. La CEGQ poursuivra sa vigie et analysera attentivement les suites qui seront données à ce dossier.
Par ailleurs, plusieurs membres ont souligné l'importance de poursuivre les démarches visant à améliorer l'efficacité des mécanismes de prévention et à maximiser les ressources consacrées à la santé et à la sécurité. Les discussions ont notamment porté sur les coûts associés à certaines obligations actuelles et sur les occasions d'amélioration permettant de concentrer davantage les investissements sur des mesures ayant un impact direct sur la prévention des accidents.
Enfin, le comité a manifesté un intérêt pour la présentation de nouvelles solutions technologiques susceptibles de soutenir les entreprises dans la gestion de la santé et de la sécurité. Des plateformes spécialisées en gestion de chantier, en mobilisation de la main-d'œuvre et en suivi SST pourraient être présentées lors de rencontres futures afin de permettre aux membres d'échanger sur les meilleures pratiques et les outils disponibles sur le marché.
La CEGQ poursuit ses activités de représentation et de suivi auprès des différentes instances concernées afin de défendre les intérêts des entrepreneurs et de contribuer à l'évolution d'un cadre SST à la fois efficace, pragmatique et adapté à la réalité des chantiers
