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ÉLECTIONS 2026 : LA SITUATION FINANCIÈRE DU QUÉBEC IMPOSE AUX PARTIS DE S'ENGAGER À MAXIMISER CHAQUE DOLLAR INVESTI EN CONSTRUCTION

ÉLECTIONS 2026 : LA SITUATION FINANCIÈRE DU QUÉBEC IMPOSE AUX PARTIS DE S'ENGAGER À MAXIMISER CHAQUE DOLLAR INVESTI EN CONSTRUCTION, DIT LA CEGQ


Le Rapport préélectoral du ministère des Finances confirme que le prochain gouvernement n'aura pas les moyens de continuer à construire comme avant.

MONTRÉAL, le 27 août 2026 /CNW/ -- À quelques semaines du scrutin du 5 octobre, la Corporation des entrepreneurs généraux du Québec (CEGQ) presse tous les partis politiques de prendre un engagement clair : maximiser chaque dollar investi en construction. L'ampleur du resserrement budgétaire qui attend le prochain gouvernement, confirmé par le dépôt du Rapport préélectoral sur l'état des finances publiques du Québec, démontre toute l'importance du message que la CEGQ porte depuis plusieurs mois.

Le rapport, rendu public le 17 août par le ministre des Finances et ministre responsable des Infrastructures, Eric Girard, fait état d'un déficit de 5,2 milliards de dollars pour 2026-2027. Sans commenter l'analyse faite du Rapport par la vérificatrice générale du Québec, un constat est clair : le prochain gouvernement aura des choix importants à faire en termes de finances publiques. La CEGQ met en garde les partis politiques contre les effets négatifs que pourrait entraîner une baisse des investissements en infrastructures. Nos défis collectifs commandent de maintenir nos efforts en ce sens.

« Peu importe qui formera le prochain gouvernement, l'espace budgétaire pour construire davantage au Québec sera moindre. Quand on pense aux défis d'infrastructures devant nous, on se doit de retrousser nos manches et changer nos façons de faire. Le vrai choix qui s'offre aux partis n'est plus de savoir combien investir, mais comment faire en sorte que chaque dollar investi produise davantage », affirme Éric Côté, président-directeur général de la CEGQ.

Un parc d'infrastructures qui absorbe déjà l'essentiel des sommes disponibles

Le Plan québécois des infrastructures (PQI) 2026-2036, dévoilé en mars, prévoit des investissements de 167 milliards de dollars sur dix ans : une huitième hausse consécutive. De cette enveloppe, 71 % seront consacrés au maintien d'actifs de nos infrastructures vieillissantes. Pour la CEGQ, ce chiffre à lui seul illustre l'urgence : dans un contexte où la vaste majorité des fonds publics disponibles sert simplement à empêcher la dégradation du parc actuel, jumelé à des besoins sans cesse grandissants, il devient impossible de se permettre le moindre dollar mal investi dans les projets d'infrastructures.

Le gouvernement actuel reconnaît le problème : une révision est d'ailleurs en cours pour tenter de réduire de 15 % la facture des projets d'infrastructures, une démarche qui touche déjà le tiers des projets inscrits au PQI. Pour la CEGQ, cette annonce confirme ce que ses membres constatent sur le terrain depuis des années : les dépassements de coûts et les retards ne sont pas une fatalité, mais la conséquence directe de façons de faire à revoir, bien avant même le premier coup de pelle.

La CEGQ ne peut passer sous silence le contexte des derniers jours. Une campagne qui s'enclenche en pleine guerre tarifaire qui continue d'exercer une pression importante sur l'économie et qui n'est pas sans effet sur les coûts de construction, tant en raison de la hausse du prix des matériaux que des incertitudes qui influencent l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement. Dans ce contexte, le message de la CEGQ visant à Maximiser chaque dollar investi en construction, prend tout son sens.

La CEGQ : un acteur crédible aux solutions simples et concrètes

La CEGQ souhaite voir des solutions simples et concrètes apparaître dans les plateformes des partis politiques. Depuis plusieurs mois, la CEGQ s'est exprimée sur la place publique et martèle un message cohérent dont plusieurs éléments sont repris par d'autres acteurs de l'industrie de la construction. Maintenant, c'est au tour de ceux et celles qui souhaitent former le prochain gouvernement d'emboîter le pas. Concrètement, la CEGQ demande aux partis de :

  • Réduire le fardeau réglementaire en construction, pour simplifier les autorisations et donc réduire les délais et les coûts ;
  • Mutualiser et harmoniser les plans des bâtiments publics, pour éviter de toujours repartir de zéro et de générer des économies d'échelle ;
  • Réinvestir la complexité inutile (overdesign) dans la qualité et la durabilité des ouvrages.
  • Recourir à des moyens innovants de gestion de projets, comme la conception-construction et les approches collaboratives.
  • Accélérer l'adoption de l'intelligence artificielle et la transformation numérique dans l'industrie de la construction.

« On ne réglera pas ce défi budgétaire en ouvrant simplement le robinet plus grand. Les finances publiques ne nous le permettent pas. On le réglera en changeant nos façons de faire. La CEGQ tend la main au futur gouvernement, quel qu'il soit, pour y arriver », ajoute M. Côté.

La CEGQ suivra attentivement la campagne électorale et travaillera avec le gouvernement que les Québécois et Québécoises choisiront pour faire en sorte de nous donner, collectivement, les moyens de nos ambitions en matière d'infrastructure au Québec en maximisant chaque dollar investi en construction.

Consultez le mémoire de la CEGQ sur les États généraux sur le coût et le financement des infrastructures municipales

Consultez le plus récent mémoire de la CEGQ sur les Consultations prébudgétaires 2026-2027 - Construire plus, dépenser mieux

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